Vous commandez, nous écrivons

J’ai nommé toutes les personnes qui commentent à longueur de journée les articles du Parisien, râlent sur le facebook de RTL ou s’insultent sur le Twitter de France Info…

L’envie de donner son avis, de débattre, je peux comprendre. Pourtant, il existe 6 catégories de commentaires contre-productifs dont l’origine reste un mystère pour moi. Générés probablement par l’ennui, la solitude, voire l’ignorance…

  • Il y a ceux qui croient que le journalisme se résume aux attentats du 11 septembre ou à un tsunami. Phrase  fétiche : « Pff, on s’en fiche » ou « Vous les journalistes, vous n’avez vraiment rien d’autre à faire ?», « Aucun intérêt »…

Ne vous inquiétez pas braves gens, si madame Michu a trouvé une souris dans son pâté, les journalistes ne se sont pas précipités pour lui demander si elle remangerait un jour. Un seul brave type fait le boulot et les autres reprennent. Après, libre à vous de trouver l’info intéressante ou non. Mais, si c’est arrivé, c’est de l’info et le publier ne fait de tord à personne. Pas besoin d’attendre 250 morts et 40 litres de sang pour estimer qu’un événement vaut la peine d’être relayé…

D’autant plus que les articles qui récoltent le plus ce genre de commentaires sont finalement les plus lus. Du genre « Qu’allez vous faire pour la fin du monde, aller bosser ou picoler ? ».

  • Il y a ceux qui ont oublié de consulter un Bescherelle durant les 50 dernières années (ou les 20 premières de leur vie, c’est au choix).

Phrases fétiches : Toutes les expressions où ils pourront placer un « K » au lieu de « Qu », du style « Késkon sen foo ». Exemples véridiques : « Cé nimpor koua, encore dé venduees » ou encore « Je kif c trop bian, enfin leu monde change ».

  • N’oublions pas ceux qui sortent des blagues et sont les seules à se marrer derrière leur écran. Exemples avec l’histoire de la vieille dame oubliée dans un supermarché pour le réveillon :

« Honteux de la part d’un magasin d’embaucher une dame de 73 ans comme veilleur de nuit ».

« Elle était constiper elle avait qu a manger des pruneaux on va pas au chiot a la fermeture. » (fautes en l’état)

« Y’a de quoi bouffer dans un supermarché. Çà lui f’ra un chouette souvenir pour le thé avec des frites chez les copines. »

  • Je vous passe ceux qui s’étripent parce qu’ils n’ont pas les mêmes idées sur l’article « doit-on manger de la dinde ou de la pintade à Noël ? ». ça finit généralement en insultes et on croise aussi quelquefois de belles menaces de mort.
  • Certains pensent également que les protagonistes  des articles lisent les commentaires (voire, répondent à tout le monde). C’est ainsi qu’on trouvera par exemple des « Bon rétablissement à vous monsieur » adressés à François Fillon ou encore des « Je peux avoir un autographe, je vous adore ? » lorsqu’il s’agit d’un artiste.
  • Pour finir, les plus beaux : ceux qui croient détenir la Vérité et espèrent qu’elle sera révélée par le biais de leur commentaire :

« Moi je sais que Whitney Houston a été assassinée » ; « Le caviar est plein de pétrole » ; « Les francs-maçons ont tué Michael Jackson » ; «  La mamy n’a pas pu se retrouver enfermée comme ça, on ne nous dit pas la vérité ! »…

Je ne sais pas vraiment quel est le profil type de ces commentateurs. On y trouve des femmes, des hommes, des jeunes et des plus vieux (soyons honnêtes, davantage de personnes âgées), venant de tous horizons, mais selon la case où on les place, le cas est plus ou moins désespéré.

A bon entendeur, profitons-en pour rire, tant qu’ils ne finissent pas par se rencontrer et faire des petits…

Sonia Yildirim

 

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2 comments

Poste le 09/01/13, 2013

Ton article est très drôle, Sonia. Mais finalement, ne peut-on pas dire tout simplement que le net est devenu le nouveau café du commerce ? ;) On s’étripe pour des broutilles depuis la nuit des temps, non ?

Sonia

Poste le 10/01/13, 2013

oui ça c’est clair. Et même pas la possibilité d’y boire un coup ! ;)

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